De nombreux champignons, bactéries et insectes peuvent nuire aux rosiers. Certaines attaques ont seulement des conséquences esthétiques mais d'autres peuvent détruire complètement un rosier.
Les insectes peuvent être combattus assez efficacement, il faut redouter les acariens et les insectes, difficiles à détecter, qui creusent des canalisations dans les tiges.
Les attaques cryptogamiques et bactériennes sont graves. Souvent il est plus facile de lutter préventivement que d'appliquer un traitement curatif... De plus, certaines conditions de sol et d'exposition peuvent favoriser le développement de ces maladies.

Pour les solutions recommandées, tant en préventif qu'en curatif, les conseils vont croissant d'un simple geste sans danger pour l'environnement (ramasser des feuilles, par exemple !) à l'utilisation d'un produit chimique toujours avec des répercutions et donc à utiliser en respectant STRICTEMENT les doses recommandées.

ligne verte

Acariens

On parle souvent d'araignées rouges (Panonychus ulmi), mais en réalité ce sont les araignées jaunes (Tetranichus urticae) qui attaquent les rosiers. La période critique s'échelonne de mi-mai à mi-octobre avec des pics début juin et début septembre. Les risques peuvent durer tout l'été si l'atmosphère est sèche.
Les symptômes se rencontrent sur les feuilles. Très vite on constate qu'elles ternissent, se grisent et tombent. De petites déformations apparaissent sur la surface des feuilles. Quelquefois on observe de minuscules toiles d'araignées. Si on n'y prend pas garde, une forte attaque peut détruire un rosier. Les rosiers palissés le long d'un mur au soleil ont plus de risques d'être infestés.

Chenilles

Elles attaquent rarement les rosiers mais ne dédaignent pas les jeunes feuilles à la fin du printemps. Leur présence est facile à constater : les feuilles sont dentelées et mangées, les chenilles peuvent être grises et poilues ou vertes et lisses.
ATTENTION aux petites chenilles nocturnes qui sont les larves des tordeuses et qui s'attaquent aux boutons floraux !

Chlorose

C'est une carence en fer, les feuilles des extrémités jaunissent alors que les feuilles situées près des tiges principales restent vertes.

Cochenilles

Les risques sont élevés début juin, surtout avec de fortes chaleurs et de l'humidité. De minuscules coques blanchâtres, brunes ou grises apparaissent sur les tiges. Elles se nourrissent de la sève et leurs déjections favorisent l'apparation de la fumagine. Cela peut signifier la destruction complète d'un rosier...

Maladie des taches noires

C'est un champignon, le marsonia qui est responsable de cette maladie. Les symptômes sont bien visibles : des taches noires, commes des taches d'encre sur un papier, apparaissent sur les feuilles puis celles-ci jaunissent et tombent.
Certains rosiers sont plus sensibles à cette maladie et des pluies régulières favorisent l'apparition de ce champignon.
La maladie se déclenche pendant les printemps doux ou les étés pluvieux. Pendant l'été, une forte attaque peut faire tomber toutes les feuilles et affaiblir fortement le rosier.

Oïdium

Ce champignon est très dangereux. Il peut envahir tout le rosier. Les feuilles et les tiges se couvrent d'un duvet blanchâtre et la croissance du rosier est stoppé. De même que le marsonia, l'oïdium revient chaque année si on ne pratique pas de traitement préventif.
Un printemps doux et humide suivi d'un été pluvieux favorisent le développement. La nature du sol a aussi son importance. Un sol trop acide a tendance à favoriser l'apparition de l'oïdium, c'est pour cela que CONTRAIREMENT aux habitudes, il faut éviter les paillis acides à base d'écorces de pin, pire d'écorce de sapin. Petit à petit ces paillis acidifient le sol.
Le meilleur paillis est encore la paille de lin : elle a l'avantage de ne pas s'envoler et de se décomposer doucement, donnant ainsi des éléments nutritifs au sol. Il faut en mettre une couche de 8 à 10 cm car elle se tasse assez vite. Au printemps, griffer légèrement pour faire pénétrer la partie en décomposition et compléter la hauteur de paillis.
Un manque de chaux est également un facteur qui favorisera l'oïdium. Enfin, certains rosiers sont très sensibles et nécessitent des traitements systématiques et d'autres sont particulièrement résistants, voir la rubrique Comment choisir ses rosiers.

Othiorhynques

C'est une sorte de charançon (Otiorhynchus sulcatus) pas très grand. Les adultes sortent à partir de fin mai et mangent les feuilles qui présentent des bords découpés. Les larves sont plus dangereuses mais pas pour les rosiers.
C'est une véritable plaie mais il n'y a qu'une seule génération par année.

Pourridiés des racines

Négligés de la plupart des jardiniers, car assez rares, ces attaques cryptogamiques commencent à l'automne. Ils atteignent les racines et finissent par détruire complètement le rosier.
Les dégats surviennent l'année d'après, au printemps et à l'automne après une longue période pluvieuse. Le champignon le plus caractéristique est l'armillaire.

Puceron

Les pucerons font couler beaucoup d'encre... Certains disent de les éradiquer complètement, d'autres font des distinctions entre les noirs et les verts... En réalité tout dépend de l'importance de l'attaque, on revient toujours à cette observation : si on voit une dizaine de pucerons verts entourer quelques boutons de roses, il est inutile de sortir les insecticides ! Il suffit de mettre des gants et de les écraser, c'est tout !
Maintenant, si vous trouvez une colonie bien installée de pucerons noirs avec leur cortège de fourmis, il va falloir agir plus énergiquement... Les pucerons verts détruisent les boutons floraux et les noirs sucent la sève et épuisent les rameaux. De plus le miellat secrété va amener le développement d'un autre champignon, la fumagine...
Le problème c'est qu'il suffirait souvent de doucher les plantes atteintes pour s'en débarasser. Mais ce n'est pas un bon conseil car il y a trop de rosiers sensibles à l'oïdium et lorsque les boutons sont petits, ils ne résistent pas au jet nécessaire à déloger les pucerons...
De plus, si vous avez la main lourde sur les engrais, et surtout ceux qui sont riches en Azote, vous aurez des pucerons en quantité plus importante...
Les pucerons se rencontrent dès le mois d'avril si un printemps sec succède à un hiver doux, il faut donc s'en préoccuper tôt dans la saison.

Rouille

Facilement identifiable par les petits points oranges qui apparaissent sur les feuilles, la rouille sévit au printemps et pendant l'été si le temps est chaud et humide.
De tous les champignons, c'est le moins dangereux, il provoque une chute des feuilles plutôt inesthétique que dangereuse.

Tenthrèdes

Ca ressemble à des chenilles vertes de 1,5 cm de long mais ce ne sont pas des chenilles... Les larves dévorent les feuilles en les trouant comme de la dentelle.

Thrips

Ces mouches sont dangereuses. Elles se collent aux boutons de roses et font 2 mm de long. Souvent on les confond avec des pucerons verts car elles sont souvent brun-jaunâtre.
Il faut s'en préoccuper car les boutons ne s'ouvrent plus et dégénèrent.

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